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La piquioda pessa

Quemeun-a: Tchalàn-Dézot
Catégorì: Conte pe le mèinoù

Y ie un co eunna piquioda pessa soletta dundèn lo borc, ou mintén dé-z-atre piante qué y aon dé foye, y ae dé uye, renque dé uye. Comèn sé lamintae.
« Tuit mé compagnón y an dé béle foye verde. Mé dj’èi dé uye. Voudrèi avé, pé ié fae envì, dé foye totte d’or ».
É lo djor apré, can y a dévéya-se, y a restà avó la botcha inverta : « Ou son-té mé uye ? Lé l’èi pamà. Ma lé foye d’or qué demandao, y an nouamé-lè. Qué sèi contenta ».
É tuit lé sin vuzùn qué la avitaon dizaon : « Oh, la piquioda pessa totta d’or ».
Ma un gramo larón qué y ie lai pé lo borc y a to sentì : « Eunna pessa d’or, voualà lo min afae ! ».
Pouisque y ae pouia dé éhtre vu y a tornà outre pé la nét avó un gro sac é y a pré totte lé foye sensa lasi-nen eunna.
Lo djor apré la piquioda pessa, in véen-se totta bioutta, y a beta-se a pioué.
« Voulo pamà l’or, y a deut a catchón, voudrèi miéi dé foye dé véro qué briyon tootùn ».
Lo djor apré, can y a dévéya-se, y ae lé foye qué voulae. Totta contenta y at incominsà a deue : « Ou post dé foye d’or dj’èi dé foye dé véro, pamà niùn mé lé totche ». Tuit lé vuzùn qué la avitaon, incominsaon a deue : « La piquioda pessa l’é totta dé véro ».
Can veun la néte, voualà la torménta bin forta. La piquioda pessa y a bin da prèì, lo ven la supate é, dé totte lé sin foye, né lasen gnenca eunna.
La nét l’é pasà, arruve lo djor. In véèn lo dézastre la poa pessa sé beutte a pioué : « Qué sèi maleeuza. Un atro co totta bioutta. Totte lé min foye d’or y an roba-mé-lè é lé min foye dé véro y an rontu-mé-lè. Voudrèi avé, comèn mé compagnón, dé belle foye verde ».
Lo djor apré, can y a dévéya-se, y a resù sin qué spéae é tuit lé vuzùn qué la avitaon incominsaon a deue : « La piquioda pessa… avita, avita, l’é comèn no ». Ma dundèn la djornà la tchivra avó lé tchivrèi arruvon a lardjì. Can la tchivra y at acorzu-se da piquioda pessa y a deut : « Vignade, vignade piquió, regala-vo bin é lasade pa ren ». Lé piquió tchivrèi, in saoutèn, arruvon é mindjon tot in poucca ten. Can arruve la nét la piquioda pessa totta bioutta, in trembièn dé fret, sé beutte a pioué comèn un piquió minà é dit : « Y an to mindjà, y a deut to quèi, é dj’èi pamà ren, dj’èi perdù lé min béle foye verde. Sé mé renouisson totte lé min uye saèi contenta ». Lo djor apré, in dévéyen-se, la piquioda pessa saé pamà qué deue. Y ae retrovà totte lé sin viéye uye… comèn l’ie contenta ! Comèn sé avitae é l’ie bin varià dé to son orgueui. Tuit sé vuzùn qué la sentisaon se beuttaon a deue : « La piquioda pessa l’ét comèn devàn ! ».

Traduì dé : Natha Capto - Sara Cone Byrant, Petites histoires à raconter, Éditions Nathan, Paris, 1997

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La piquioda pessa

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Ita

Le petit sapin

Il était une fois un petit sapin. Seul, dans la forêt, au milieu des autres arbres qui avaient des feuilles, il avait des aiguilles, rien que des aiguilles. Comme il se plaignait !
« Tous mes camarades ont de belles feuilles vertes. Moi j’ai des piquants ! Je voudrais avoir pour leur faire envie, des feuilles tout en or ! ».
Et le lendemain, quand il s’éveilla, il fut ébloui : « Où sont mes piquants ? Je ne les ai plus. Mais les feuilles d’or que je demandais, on me les a données. Que je suis content ! ».
Et tous ses voisins qui le regardaient se mirent à dire : « Le petit sapin, il resta tout en or ! ».
Mais voilà qu’un vilain voleur vint dans la forêt et les entendit. Il pensa en lui-même : « Un sapin en or, voilà mon affaire ! ».
Mais il avait peur d’être rencontré et revint le soir avec un grand sac. Il prit toutes les feuilles sans en laisser une.
Le lendemain, le pauvre sapin, qui se vit tout nu, se mit à pleurer.
« Je ne veux plus d’or, se dit-il tout bas. Je voudrais avoir des feuilles tout en verre ! Le verre brille aussi ».
Or le lendemain, quand il s’éveilla, il avait les feuilles qu’il souhaitait. Il fut bien content et se mit à dire : « Au lieu de feuilles d’or, j’ai des feuilles de verre, je suis bien tranquille, on me les laissera ».
Et tous ses voisins qui le regardaient dirent à leur tour : « Le petit sapin, il est tout en verre ! ».
Mais, quand vint le soir, voilà la tempête qui souffle bien fort. Le petit sapin a beau supplier, le vent secoue et, de toutes ses feuilles, n’en laisse pas une.
La nuit est passée, maintenant c’est le jour. Voyant le dégât, le pauvre sapin se met à pleurer : « Que je suis malheureux ! Encore une fois, me voilà tout nu. Toutes mes feuilles d’or, on les a volées, et mes feuilles de verre, on les a brisées. Je voudrais avoir, comme mes camarades, de belles feuilles vertes».
Or, le jour suivant, quand il s’éveilla, il avait reçu ce qu’il souhaitait. « Que je suis content ! Je ne crains plus rien ». Et tous ses voisins qui le regardaient se mirent à dire : « Le petit sapin ! Tiens, tiens, tiens, tiens ! Il est comme nous ! ». Mais dans la journée, voilà que la chèvre avec ses chevreaux vient se promener. Quand elle aperçoit le petit sapin, elle se met à dire : « Venez, mes petits, venez, mes enfants ! Régalez-vous bien et ne laissez rien ».
Les petit chevreaux viennent en sautant et dévorent tout en moins d’un instant.
Puis, quand vint le soir, le petit sapin, tout nu, frissonnant, se mit à pleurer comme un pauvre enfant. «Ils ont tout mangé, dit-il tout bas, et je n’ai plus rien. J’ai perdu mes belles feuilles vertes ! Si on me rendait toute mes aiguilles, je serais content ! ».
Et le lendemain, en se réveillant, le petit sapin ne sait plus que dire, il a retrouvé tous ses vieux piquants ! Comme il est heureux ! Comme il s’admire ! Il est bien guéri de tout son orgueuil. Et tous ses voisins qui l’entendent rire se mettent à dire : « Le petit sapin, il est comme avant ! ».

Tiré de : Petites histoires à raconter, Natha Capto - Sara Cone Byrant, Éditions Nathan, Paris, 1997

Fra

Le petit sapin

Il était une fois un petit sapin. Seul, dans la forêt, au milieu des autres arbres qui avaient des feuilles, il avait des aiguilles, rien que des aiguilles. Comme il se plaignait !
« Tous mes camarades ont de belles feuilles vertes. Moi j’ai des piquants ! Je voudrais avoir pour leur faire envie, des feuilles tout en or ! ».
Et le lendemain, quand il s’éveilla, il fut ébloui : « Où sont mes piquants ? Je ne les ai plus. Mais les feuilles d’or que je demandais, on me les a données. Que je suis content ! ».
Et tous ses voisins qui le regardaient se mirent à dire : « Le petit sapin, il resta tout en or ! ».
Mais voilà qu’un vilain voleur vint dans la forêt et les entendit. Il pensa en lui-même : « Un sapin en or, voilà mon affaire ! ».
Mais il avait peur d’être rencontré et revint le soir avec un grand sac. Il prit toutes les feuilles sans en laisser une.
Le lendemain, le pauvre sapin, qui se vit tout nu, se mit à pleurer.
« Je ne veux plus d’or, se dit-il tout bas. Je voudrais avoir des feuilles tout en verre ! Le verre brille aussi ».
Or le lendemain, quand il s’éveilla, il avait les feuilles qu’il souhaitait. Il fut bien content et se mit à dire : « Au lieu de feuilles d’or, j’ai des feuilles de verre, je suis bien tranquille, on me les laissera ».
Et tous ses voisins qui le regardaient dirent à leur tour : « Le petit sapin, il est tout en verre ! ».
Mais, quand vint le soir, voilà la tempête qui souffle bien fort. Le petit sapin a beau supplier, le vent secoue et, de toutes ses feuilles, n’en laisse pas une.
La nuit est passée, maintenant c’est le jour. Voyant le dégât, le pauvre sapin se met à pleurer : « Que je suis malheureux ! Encore une fois, me voilà tout nu. Toutes mes feuilles d’or, on les a volées, et mes feuilles de verre, on les a brisées. Je voudrais avoir, comme mes camarades, de belles feuilles vertes».
Or, le jour suivant, quand il s’éveilla, il avait reçu ce qu’il souhaitait. « Que je suis content ! Je ne crains plus rien ». Et tous ses voisins qui le regardaient se mirent à dire : « Le petit sapin ! Tiens, tiens, tiens, tiens ! Il est comme nous ! ». Mais dans la journée, voilà que la chèvre avec ses chevreaux vient se promener. Quand elle aperçoit le petit sapin, elle se met à dire : « Venez, mes petits, venez, mes enfants ! Régalez-vous bien et ne laissez rien ».
Les petit chevreaux viennent en sautant et dévorent tout en moins d’un instant.
Puis, quand vint le soir, le petit sapin, tout nu, frissonnant, se mit à pleurer comme un pauvre enfant. «Ils ont tout mangé, dit-il tout bas, et je n’ai plus rien. J’ai perdu mes belles feuilles vertes ! Si on me rendait toute mes aiguilles, je serais content ! ».
Et le lendemain, en se réveillant, le petit sapin ne sait plus que dire, il a retrouvé tous ses vieux piquants ! Comme il est heureux ! Comme il s’admire ! Il est bien guéri de tout son orgueuil. Et tous ses voisins qui l’entendent rire se mettent à dire : « Le petit sapin, il est comme avant ! ».

Tiré de : Petites histoires à raconter, Natha Capto - Sara Cone Byrant, Éditions Nathan, Paris, 1997